samedi 15 juillet 2017
1. La guerre en Syrie a aidé à l’émergence de « forces paramilitaires », capables dans certains cas de servir de noyau à des « armées régulières » dans leurs pays respectifs. Cette perspective est ce qui terrorise le plus Israël, régime qui se nourrit du militarisme, mais refuse à tout État le droit de se défendre. ************************************ 2. Mais ce n’est pas tout : les guerres parrainées par Washington au Moyen-Orient ont fini par transférer à de multiples « corps paramilitaires » la technologie de fabrication de missiles de toute gamme : de moyenne portée, non balistique, et même balistique. Il s’agit de dizaines de milliers de combattants, spécialisés dans les combats asymétriques, qui seraient désormais aptes à manier ces engins. ******************************** 3. Pis encore, on assiste à la naissance d’une nouvelle génération de commandants, eux aussi spécialistes des combats asymétriques et capables de commander des troupes dans toute nouvelle confrontation militaire à venir. *********************************** 4. En facilitant le trafic de terroristes, en faisant tout pour qu’ils arrivent armés et équipés en Syrie pour y combattre l’armée et la population, les États-Unis ont mis sur place un véritable mécanisme. Washington a eu recours à ce transit pour grossir les rangs de Daech de milliers de terroristes venus d’Asie centrale, d’Asie de l’Est, de Turquie, d’Arabie saoudite et d’Europe. D’autres pays pourront lui emboîter le pas cette fois, pour faire face à Israël. ************************************************ 5. Ce mécanisme nous renvoie d’ailleurs à l’un des plus récents discours du secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, qui a affirmé qu’il se ferait aider dans « toute confrontation militaire à venir avec Israël » par une armée composée de dizaines de milliers de « résistants » palestiniens, irakiens, syriens ou yéménites. *********************************************** 6. Le « chaos contrôlé » des Américains a certes mis en branle les fondements de plusieurs États de la région, mais il n’empêche que ces États-là sont loin d’être des proies faciles pour le Pentagone. Les forces paramilitaires nées sur les ruines de l’Irak, de la Syrie, de l’Afghanistan et du Yémen sont prêtes à en découdre avec Washington, d’où d’ailleurs la réticence désormais très palpable de ce dernier à « occuper » des régions entières des pays agressés. Qu’elle semble loin cette année 2003 où les troupes américaines ont débarqué en Irak en forces « libératrices » pour ne plus le quitter ! *************************************** 7. 14 ans après l’invasion de l’Irak, et alors que 6 ans sont écoulés depuis le début de la guerre en Syrie et que l’agression yéménite entre dans sa troisième année et que la bataille de Mossoul a mis près d’un an à aboutir, le Moyen-Orient est témoin de l’émergence de « forces » dotées d’une grande capacité de combat.
Source : Pars Today *****************************