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Le président allemand Joachim Gauck en est persuadé: les pays de l'Union européenne doivent faire face à des « campagnes de désinformation » russes. Inutile de fonder ses propos et de citer des exemples concrets quand il s'agit de la fameuse « menace russe ». Une expression qui semble d'ores et déjà s'être transformée en un axiome, voire en nouvelle religion.
« Notre solidarité ne se limite pas à des paroles. Nous devons lutter ensemble contre la désinformation russe », a martelé le président allemand pendant sa rencontre avec les dirigeants des pays baltes à Riga, en Lettonie.

Ces derniers temps, le leitmotiv de la « menace russe » ne cesse de hanter les discours de nombreux hommes politiques, notamment lettons, estoniens et lituaniens. Ces derniers semblent être les plus préoccupés, seul le bruit des bottes américaines étant en mesure de les apaiser.
Cette semaine, la Lituanie a accueilli le destroyer de l'US Navy USS Hue Ville / CG-66 de classe Ticonderoga. L'Estonie a à son tour abrité des armements lourds américains, dont quatre chars M1A2 Abrams, et 15 véhicules de combat d'infanterie Bradley. La Lettonie attend l'arrivée des chars M1A2 Abrams et des véhicules de combat d'infanterie Bradley.
Le 23 novembre, le Parlement européen a adopté une résolution appelant l'UE à réagir par un discours offensif aux activités des médias russes en Europe. Le document a été adopté par 304 voix, contre 179 et 208 abstentions.
Selon la résolution, la Russie mène une propagande hostile contre l'Union européenne via notamment les médias tels que Sputnik et RT. Le document accuse également Moscou d'apporter un soutien financier aux partis politiques et aux organisations d'opposition dans les États membres de l'UE.
Le président russe Vladimir Poutine a estimé par la suite que l'adoption du document attestait d'« une dégradation de la démocratie » en Europe.